Fabrice Luchini : Nietzsche et les déglingués de la littérature
Nietzsche, Proust, Céline, Flaubert, Baudelaire, Paul Valéry, les comédiens, les diseurs de profession, le lyrisme des textes…
La doctrine du Libre Arbitre avait une place toute particulière dans la philosophie de Nietzsche. Nécessité, fatalité, justice et besoin de punir, les points de réflexions et d’étude ne manquent pas. Humain, trop humain, Le Voyageur et son ombre, écrit peu après que Nietzsche quitta l’Université de Bâle, donne des terrains sur lesquels travailler : entre autres, comment la négation du libre arbitre peut-elle s’accorder avec la justice? Affaire à suivre…
Nietzsche fut l’un des précurseurs de l’analyse de l’âme humaine. D’ailleurs Freud lui-même réfusait de lire Nietzsche parce qu’il craignait d’y trouver des choses qu’il aurait aimer trouver lui-même. Voici un text de Nietzsche, tiré du Crépuscule des idoles, intitulé “Explication psychologique de ce fait”, du chapitre “Les quatres grandes erreurs” :
Nous sommes, au moment où j’écris ces lignes, à un peu moins de deux semaines de l’une des votations les plus importantes et les plus polémiques de ces dernières années : l’initiative anti-minarets. Votation sensible et polémique car touchant à la religion que tout le monde reconnaît comme étant un terrain miné. Je regardais il y a quelques jours l’émission Infrarouge sur la télévision Suisse romande, arborant un semblant de débat entre les membres du comité anti-minarets et leurs opposants, membres de communautés musulmanes, ou encore, avec sa perspicace placidité, l’ancien procureur de la République et du canton de Genève : Bernard Bertossa.
Débat enflammé, confusions à tire-larigot et autres appels à la censure morale, ce débat fait désespérément preuve de tous les tords caractérisés traînés par les grabuges autour des valeurs fondamentales de nos sociétés.
Dans cette optique, il m’a semblé nécessaire d’analyser, d’un tour de main clair et consciencieux, les arguments des prosélytes de l’initiative anti-minarets pour y déceler les fautes et les simplifications. Pourquoi analyser seulement les arguments des anti-minarets? Premièrement, pour la simple et bonne raison que la charge de la preuve revient à celui qui affirme, deuxièmement, parce que j’aurai mes propres arguments et que je n’ai pas besoin de me référer aux actuelles réflexions des détracteurs de cette initiative. Arguments qui sont, eux aussi, quelque fois, un peu boiteux. Mais plus qu’une analyse argumentative, cet article sera aussi un dernier effort en faveur d’un non, ce 29 novembre prochain.
Les premières impression est importante lorsqu’il s’agit de communiquer sa personnalité à travers l’apparence, selon une nouvelle étude des psychologues Laura Naumann du l’Université d’Etat Sonama et Sam Gosling de l’Université d’Austin au Texas.
Malgré le rôle crucial de l’apparence physique dans les premières impressions que l’on se fait d’une personne, jusqu’à maintenant peu de recherches ont examinés la précision des jugements de personnalité basés uniquement sur l’apparence. Ces résultats seront publiés dans le numéro de décembre 2009 de Personality and Social Psychology Bulletin, co-écrit avec Simine Vazire (Université de Washington à St. Louis) et Peter J.Rentfrow (Université de Cambridge).

Le retour du religieux est de plus en plus apparente dans le monde, même si il s’agit surtout du retour des revendications religieuses plus que de la religion elle-même. L’UDC et l’UDF souhaitent interdire les minarets pour prévenir l’islamisation du pays, hors ils oublient que les statistiques fédérales montrent qu’il s’agit plus d’une athéisation. Mais sous les flots de revendications de chaque côtés, piscines non-mixtes d’un côté, et interdiction des minarets de l’autre, il s’agit de rester inflexible sur un principe : la laïcité. Elle est le respect de tous par la neutralité de l’état et de ses institutions qui ne doivent pas intégrer de symboles religieux sous peine de faire ce qu’il ne devrait pas faire : imposer la présence d’une croyances à certains de ses concitoyens. Ce principe devant être encore plus fort lorsque l’on parle de l’école, où nos enfants forment leurs esprits et leurs convictions. Et la culture n’est pas une excuse, on ne met pas de faucilles et de marteaux dans les écoles russes parce que la Russie a été historiquement communiste, tout comme on ne met pas de crucifix même si le pays concerné à une histoire chrétienne.
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